| |
|
|
| |
LES BREVES DE LA SEMAINE
|
|
| |
|
|
| |
Le vrai président de
l’UMP ! |
|
|
|
Le président de la République suit, jusque dans ses moindres
détails, l'organisation et la vie de son parti. “Je ne suis pas pour la
monoculture ! dit le secrétaire général adjoint de l’UMP, Xavier Bertrand,
avant de rectifier par cette formule : Droit à la différence, mais devoir de
cohérence.” Le ministre du Travail, prétendant au poste de Patrick Devedjian,
donne la ligne pour les mois qui viennent. La volonté avec laquelle l’exécutif
tente d’étouffer toute velléité de fronde des parlementaires sur le RSA en est
l’illustration. “Dans notre contexte actuel, si nous ne nous rassemblons pas,
nous serons immédiatement sanctionnés par notre électorat”, assure Jean-Pierre
Raffarin qui, en tant que vice-président du Conseil national, est censé
favoriser le débat à l’UMP. Il s’agit de tout faire pour mettre le parti en
ordre de marche pour les prochaines échéances électorales, européennes et
régionales, qui ne seront pas faciles pour l’UMP, et donc de faire corps
derrière son chef, Nicolas Sarkozy.
Car l’UMP n’a qu’un véritable chef, le président de la République.
S’il a dédaigné, ces derniers temps, de s’en prévaloir comme l’a prouvé son
absence à Royan, il continue de décider de tout pour “son” parti, jusque dans
les moindres détails. Stratégie et argumentaires, mode de désignation des
candidats aux élections, organisation de la vie du parti – le “Campus” de Royan
a été notamment organisé par un fidèle, Frédéric Lefebvre, et par ses
communicants : les publicitaires Jean-Michel Goudard et Christophe Lambert,
l’ancien directeur d’Ipsos, Pierre Giacometti, et l’ex-journaliste Patrick
Buisson. “La question du leadership n’en est pas une à droite”, explique d’ailleurs
Xavier Bertrand. L’UMP n’a qu’un chef et n’a qu’un projet, le programme du
gouvernement. Patrick Devedjian avait dit, au sortir des présidentielles, que
l’UMP se placerait en “amont du gouvernement”. Il dit aujourd’hui qu’elle se
place “devant”. En réalité, le parti, qui avait été créé pour placer son leader
aux responsabilités, peine à proposer une voix différente, et se cherche
toujours une raison d’être. Quand des élections approchent, elle est toute
trouvée.
S’il ne brigue pas le leadership de l’UMP, Xavier Bertrand a déjà
endossé les habits d’intendant, qu’occupe pour encore quelques temps Patrick
Devedjian – le remaniement de la direction a été reportée en 2009. Avec la
bienveillance du chef de l’État, le ministre du Travail laboure les fédérations
avec le secrétaire national aux fédérations et aux adhésions, et député de
l’Oise, Édouard Courtial. “Nous regardons comment elles s’organisent, si elles
mobilisent, explique le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre. On demande à
ceux qui sont aux postes-clés de changer les choses quand ça ne va pas ; si
rien ne change…” Exit. La purge aurait touché les responsables locaux dans plus
d’un tiers des départements. En novembre, les élections internes, qui visent à
renouveler les présidents de fédérations et leurs délégués de circonscription,
devraient parachever cette lente réadaptation de tout l’appareil. “Un parti
doit être opérationnel pour les combats politiques”.
Si elle n’est pas fondamentale, la question de la baisse des
adhésions est jugée prioritaire dans la mesure où l’UMP disposait d’une force
militante estimée à 370 000 adhérents en 2007, et que celle-ci est passée à 207
000 adhérents à jour de cotisations. L’UMP compte sur la future désignation par
les militants de ses têtes de liste aux régionales – elle se fera au premier
trimestre 2009. Et sur une relance de ses actions sur le Web.
Nicolas Sarkozy a confié au député de l'Oise, Édouard Courtial, le
soin de faire le ménage dans les fédérations UMP... Ce dernier a déjà “visité”
une cinquantaine de départements pour voir “ce qui va et ce qui ne va pas”. Il
auditionne les élus et les militants, puis évalue avec son “tableau de bord des
fédérations” le taux d’adhésions, de réadhésions. “Les secrétaires des
fédérations sont les courroies de transmission du parti, nos « préfets ». Ils
sont là pour vérifier que nos décisions sont bien exécutées.” Si elles ne le
sont pas… Dans la foulée des élections municipales, c’est aussi lui, qui
annonçait les sanctions aux dissidents. « Quand sur 36 000 communes, près
de 1000 sont menacées par la division, il faut sanctionner, et il ne faut pas y
aller avec le dos de la cuillère. J’applique consciencieusement les missions
que me confie le Président. »
|
|
| |
Quand Fillon voit
une "opposition entre le monde musulman et le reste de la planète"
|
|
| |
Des propos passés inaperçus ! François Fillon était invité sur Europe
1, le 1er
septembre. Interrogé par Jean-Pierre Elkabach, le Premier ministre évoque
divers sujets: pouvoir d'achat, ISF, RSA, Europe, Géorgie...
Quand survient une question relative à l'engagement militaire
français en Afghanistan, le Premier ministre donne cette réponse :
"Le conflit va durer, parce que les causes de ce conflit sont
très profondes (…) C’est l’opposition entre le monde musulman et une grande
partie du reste de la planète, c’est le conflit israélo-palestinien, c’est les
déséquilibres économiques et sociaux qui règnent dans le monde." Une
rhétorique digne des partisans du choc des civilisations. Lapsus révélateur ou erreur sémantique ?
|
|
| |
Afghanistan : « il
est criminel de laisser crapahuter nos unités terrestres en aveugle »….
|
|
| |
Le général de corps d’armée à la retraite François Cann qui préside l’Amicale des anciens du 8e
Régiment d’infanterie de marine de Castres (RPIMa) a publié fin août une lettre
de six pages où il revient longuement sur l’embuscade en Afghanistan qui a
coûté la vie à dix militaires français, dont la plupart était issus du 8è
RPIMa.
Très remonté, il n’hésite pas à remettre en cause la tactique
militaire employée en Afghanistan pour contrer les Talibans qui « choisissent
l’heure et l’endroit où frapper ainsi que leur mode d’action ». Ainsi écrit-il,
que l’« on sait d’expérience que, contre une guérilla, une opération mécanisée
ou motorisée frappe presque toujours dans le vide, tellement ses prémices sont
voyants et bruyants et surtout parce qu’elle est liée à un réseau routier
précaire. (…) Ces opérations SOP (Standard Ordning Procedures) de l’Otan sont
immuables. Elles se réalisent toujours de la même manière et interdisent toute
initiative ou improvisation. Elles sont stériles. (…) Très sincèrement, les
formes d’action en Afghanistan doivent être modifiées du tout au tout. »
Il fait également part de son amertume quant à l’incapacité, selon
lui, de l’armée française à tirer les enseignements du passé. Là encore, il ne
mâche pas ses mots : « Dans nos armées, l’expérience n’est pas transmissible.
(…) Du fait de son passé militaire, notre pays regorge d’experts mais il ne
sait pas en profiter. C’est bien regrettable ».
Autre gros point de mécontentement : l’utilisation faite du
renseignement sur un terrain hostile comme l’Afghanistan. Le général Cann
dresse même un bilan sans concession des moyens employés.Il appelle à
l’utilisation de « moyens intermédiaires : forces spéciales dans la profondeur,
hélicoptères et drones ». Petit hic : « cette gamme de moyens d’acquisition
souffre cruellement d’un déficit grave ».
|
|
| |
Rattachement de la
Gendarmerie au ministère de l’Intérieur
|
|
| |
L'association "Forum Gendarmes et citoyens", dirigée par
des gendarmes en retraite, a annoncé mardi avoir "saisi" des
parlementaires concernant le rattachement de la gendarmerie sous l'autorité
hiérarchique du ministère de l'Intérieur à partir du 1er janvier 2009.
L'association, qui anime un site et un forum de discussion sur
Internet auquel participent anonymement des gendarmes en activité, propose des
"amendements" au projet de loi présenté le 20 août en Conseil des
ministres.
Ce projet de loi place les 100.000 gendarmes français sous
l'autorité hiérarchique du ministère de l'Intérieur, et non plus sous celle de
la Défense, en 2009.
L'association émet notamment des critiques sur le fait que ce
projet de loi prévoit de placer les unités de gendarmerie sous l'autorité des
préfets et craint une "sécurité à deux vitesses".
|
|
| |
Futures menaces |
|
| |
La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, vient de charger
Guillaume Schlumberger, délégué à la prospective et à la stratégie - un poste
qu'elle a créé au ministère - d'une étude sur les "menaces à venir".
Cette réflexion, dont les conclusions devraient être remises courant septembre
à MAM, devra dépasser la seule question de la délinquance pour tenter
d'identifier les futurs dangers qui pourraient peser sur la société française.
|
|
| |
Collaboration entre
l’UMP et le parti conservateur britannique |
|
| |
L'UMP et le Parti conservateur britannique ont constitué un groupe
de travail sur la défense. Le député Hervé Mariton, secrétaire national de
l'UMP chargé des questions militaires, a rencontré son homologue Liam Fox. Une
initiative validée par l'Elysée. But : renforcer les relations entre les deux
puissances militaires majeures de l'Union, et donner un nouveau souffle à
l'Europe de la défense - sans les Britanniques, plutôt réticents, rien ne
pourra avancer.
|
|
| |
Présidence du Sénat
: avantage Larcher ? |
|
| |
Une note confidentielle du ministère de l'Intérieur, qui
pronostique la réélection ou l'élection de 150 sénateurs UMP dimanche prochain,
pointe trois éléments qui pourraient donner à Gérard Larcher l'avantage sur
Jean-Pierre Raffarin dans la bataille pour la présidence du Sénat. D'abord, la
présence d’un fort socle d'ex-RPR, l'ancien parti de Larcher. Ensuite, un
report égalitaire des voix obtenues par Philippe Marini (de 8 à 12) entre
Raffarin et Larcher. Enfin, le fait que le maire de Rambouillet, contrairement
à l'ancien premier ministre, ne revendique pas le soutien de l'Élysée constitue
un atout, même si son rapport sur la réforme de l'hôpital a été très apprécié
par Nicolas Sarkozy….
|
|
| |
Baudis au parlement
européen |
|
| |
Nicolas Sarkozy, qui, selon un proche, "a changé d'avis sur
le Parlement européen depuis qu'il a préparé la présidence française de
l'Union", a décidé de s'occuper personnellement des candidats UMP pour les
élections de 2009. S'il veut écarter Nicole Fontaine et Patrick Gaubert, s'il
s'interroge sur Jacques Toubon, le président voit d'un bon œil que Dominique
Baudis prenne la tête de liste dans la région du Grand Sud-Ouest. L'ancien maire
de Toulouse est aujourd'hui président de l'Institut du monde arabe.
|
|
| |
L’UMP veut
s’implanter dans les lycées |
|
| |
L'UMP a annoncé, à l'occasion de l'université d'été des
"Jeunes populaires", à Royan, le lancement d'une nouvelle structure,
l'UMP-lycées.
Elle fera partie de la fédération des jeunes de l'UMP, où
l'adhésion est possible entre 16 et 30 ans. Le président des "Jeunes
populaires", Benjamin Lancar, avait rencontré avant son élection Nicolas
Sarkozy, ainsi que le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant.
|
|
| |
Asie/Union
européenne |
|
| |
"Je ne sais pas encore comment je vais négocier ce
truc-là" : la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade, doit
accompagner Nicolas Sarkozy au sommet entre l'Asie et l'Union européenne, qui
aura lieu en octobre à... Pékin.
|
|
| |
Secrétariat d’Etat
en danger |
|
| |
Le secrétariat d'Etat aux Droits de l'homme pourrait ne plus exister
dans un futur gouvernement. Nicolas Sarkozy a répété à plusieurs reprises, en
privé, qu'il considérait que la constitution de ce ministère était une
"erreur". Il a déjà indiqué à l'actuelle titulaire du poste, Rama
Yade, qu'elle changerait de fonctions lors du prochain remaniement.
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|